Olivier Pirson [OPi] mes plus grands livres [DS] [JF] [OPi]
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[-->] D’autres citations

  1. Destination : Vide / Destination : Void (Frank Herbert) 1966/1978 métaphysique informatique
    Un équipage perdu dans l’espace ; pour survivre il doit faire émerger une conscience du pilote automatique. Premier tome de Le programme conscience.
    Selon les termes, … #
  2. [2] Dune (Frank Herbert) 1963/1965 science-fiction politico-psycho-métaphysique…         [-->] le film #
    La claque ! Magistral, total ! À relire. Mais ceux qui l’ont lu savent ; et les autres doivent en avoir marre de l’entendre dire… Cinq suites complètent Le cycle de Dune. Je n’ai pas (encore ?) lu les préquelles du fils Herbert.
    Il devrait exister une science de la contrariété. Les gens ont besoin d’épreuves difficiles et d’oppression pour développer leurs muscles psychiques.
    Extrait de Les dits de Muad’Dib,
    par la Princesse Irulan.

    « La Grande Révolte nous a débarrassés de nos béquilles en obligeant l’esprit humain à se développer. On créa alors des écoles afin d’accroître les talents humains. »

    «  […] La Guilde, c’est du moins ce que nous pensons, incline plutôt à développer les mathématiques pures. La fonction du Bene Gesserit est tout autre. »

    « La politique ! » lança Paul.

    « Kull Wahad ! »

    « Il convient de noter une chose à propos des écoles d’espionnage et de contre-espionnage : la similitude des réactions de base de tous ceux qui les ont fréquentées. Toute discipline fermée laisse son empreinte, son sceau sur ceux qui l’étudient. Et ceci rend possible l’analyse et la prévision. […] »

    L’humain naturel #

    À mon sens, les réformateurs… #
    [Dune désert]   [Les enfants de Dune]
    Les enfants de Dune
    (W. Siudmak)
    Quelques liens :
  3. La vie devant soi (Émile Ajar alias Romain Gary) 1975 drame
    Pour le vrai.

    Le bonheur, je vais pas me lancer là-dedans avant d’avoir tout essayé pour m’en sortir.

    Les vieux et les vieilles ne servent plus à rien et ne sont plus d’utilité publique, alors on les laisse vivre. En Afrique, ils sont agglomérés par tribus où les vieux sont très recherchés, à cause de tout ce qu’ils peuvent faire pour vous quand ils sont morts.

    Moi ce qui m’a toujours paru bizarre, c’est que les larmes ont été prévues au programme. Ça veut dire qu’on a été prévu pour pleurer. Il fallait y penser. Il y a pas un constructeur qui se respecte qui aurait fait ça.

  4. Le perce-oreille du Luxembourg (André Baillon) 1928 euh… lisez-le
    Pour la conscience coupée en morceaux.

    Autre chose. Fou à demi, j’aimerais mieux être fou en entier. Toujours la belle bleue ratée ! J’ai besoin que les choses soient totales, qu’elles durent, qu’elles soient avec plénitude, certitude, ce qu’elles sont. Si j’aimais, je voudrais aimer pleinement. Aimer avec mes doigts, avec mes yeux, avec ma bouche, avec mon âme, avec tout ce que renferment mon esprit et mon corps. Toujours, jamais : voilà des mots que je comprends ! Ce qui passe, ce qui ne dure pas, ce qui est incertain, ce qui arrivera peut-être, ce qui arrivera plus tard : je suis en plein vertige sur ma poutre. Ce qu’un de mes amis appelait : « Tes petits scrupules d’absolu ». Et ces scrupules, si je les accroche à Dieu ? Dieu ou Pas-Dieu, le monde tourne autour de cet axe. Des prêtres sont devenus prêtres parce qu’ils croyaient en lui, tout à coup ils ne croient plus. Des savants le nient, puis l’affirment. Comment savoir ? Qu’il existe, nom de nom, ou qu’il n’existe pas, mais que l’on soit fixé. Un jour, je me dis : « Peut-être oui », le lendemain « Peut-être non ». Jamais un Tout-oui, un Tout-non. S’interroger là-dessus, ne pouvoir s’en empêcher, est-ce être fou ?

    J’en arrive aux phénomènes extérieurs, ceux qu’un chacun peut voir. Quand je suis sérieux, je les appelle « mes mouvements » ; quand je plaisante « mes bêtises ». Entre parenthèses, si j’étais fou, dirais-je jamais : « mes bêtises » ? Voici. Si je parle d’un petit bonhomme qui est dans ma tête, entendons-nous : il n’y a pas de petit bonhomme dans ma tête. Les choses se passent comme s’il y était. Il commande, j’obéis. Tout à coup, c’est irrésistible : ma main se lève, je pointe mon pouce et dois l’enfoncer dans l’œil. Hif! cela fait mal. L’œil droit est déjà entamé. Qu’arrivera-t-il, quand j’attaquerai le gauche ? Réagir ! Oui : c’est l’éternel conseil à ceux qui précisément ne peuvent réagir ! Quand je m’envoie le pouce, je me gronde : « Tu te blesses, tu es stupide ». Stupide ou non, il faut. Et le mouvement doit être bien fait.

    […]

    Bah! ce sont des tics, les médecins l’affirment. Mais de grâce, que l’on se dispense de les arrêter dans une camisole de force. C’est comme si la plume sur le point de se partager, ne se partageait pas. Ce que l’on défend à mon pouce, ma pensée l’accomplit. C’est autrement pénible.


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 Olivier Pirson [OPi] mardi 29 juillet 2008 [DS] [JF] [OPi]